Passer par l’accident ou la maladie pour exprimer sa personnalité
Parfois la différence que nous incarnons, par notre personnalité et nos choix, déstabilise tellement le système de croyance familial que nous sommes obligé de devenir faible (physiquement, énergétiquement, émotionnellement et/ou mentalement) et finir par tomber malade ou avoir des allergies ou des accidents pour exprimer notre désaccord avec les croyances et valeurs dans lesquelles nous évoluons.
Cette faiblesse est en fait une béquille, mise en place dans l’enfance, une sorte de porte de secours face à la rigidité structurelle et familiale qui ne nous convient pas et qui n’accepte pas d’être remise en question. L’opposition devient alors une forme de liberté, un moyen d’expression de Soi car le danger de s’exprimer et de perdre la protection et l’amour des parents est plus grand que de tomber malade ou de se faire mal.
L’inconscient choisit toujours ce qui est plus simple à mettre en place en terme de survie. Si se faire mal et tomber attire l’attention des parents et permet d’être nourrit et aimé.e ce sera la solution qu’il choisira.
Cette liberté en demi-teinte reste illusoire puisqu’elle valide le schéma familial en s’y opposant. Lorsqu’on rejette ou combat une croyance/système de valeur dans sa totalité nous lui donnons lui de l’énergie et le faisons grandir car nous n’exerçons pas notre libre-arbitre : le choix de valider ce qui est juste pour soi en fonction de son expérience.
Or un enfant n’a pas la possibilité d’être nuancé, le préfrontal qui permet d’apporter de la relativité dans l’élaboration cognitive n’est mature qu’autour de 24 ans ! Il ne peut donc que se baser sur cette binarité : conformité/opposition dans sa réaction aux codes (conscients et surtout inconscients) de la famille.
Finalement tant que l’opposition reste temporaire (généralement à l’adolescence) et pose les bases d’un vrai discernement où l’on choisit les ressources familiale qu’on estime être les meilleures pour SOI (maturité adulte), cela ne pose pas de problème.
C’est quand ce schéma inconscient s’inscrit dans la durée et devient une part de soi lorsqu’on devient adulte que cela devient problématique car il modélise tout notre rapport à la vie et aux différents groupes dans lesquels nous évoluons : amis, collègues etc… Ce schémas structurant ne peut évoluer qu’à l’âge adulte et seulement si elle nous entrave dans nos projets et que nous commençons à nous poser la question de savoir pourquoi nous nous faisons mal sans arrêt.
Alors comment s’affirmer sans se faire mal ?
Le travail sur la structure énergétique permet, d’une part, de sortir de ce schéma binaire (conformité/opposition) et, d’autre part, de déployer une croyance soutenante sur la possibilité d’affirmer sa personnalité en passant par d’autres moyens plus adaptés et relatifs.
Sortir du compromis pour embrasser l’harmonie !
Le compromis n'est pas (plus) la solution, l’énergie d’individualisation et de libre-arbitre est trop déployée pour rester sur ce système qui ne fonctionne plus. Le compromis revient à taire une partie de soi pour retrouver l’autre au milieu d’une pseudo résolution. Soit l’autre fait la même chose et nous voilà avec 2 demi-être-humains essayant tant bien que mal de ne pas se déséquilibrer et s’accrochant à un espoir d’une relation meilleure si on se coupe de son identité. Ou alors l’autre ne fait pas l’effort de se couper en 2 et le premier se met en complète soumission. Bref, ça ne peut plus marcher.
L’harmonie revient à déployer son identité dans sa totalité, en acceptant qui on est puis à faire une proposition de communication à partir de cette identité. L’autre fait la même chose, il se positionne aussi et ensemble on réfléchit à la solution qui respecte les 2 identités. Cette manière de faire est plus intéressante et créative mais demande plus d’effort, de temps, d’essais, d’erreur et d’ajustement constants.
Cela permet de se remettre en mouvement dans son affirmation de Soi, et de remettre l’accord et le désaccord dans un système de communication constructifs et d’apprentissage (“si je ne suis pas d’accord je peux trouver un groupe avec des valeurs moins éloignées tout en restant ouvert à la complémentarité”) au lieu de le mettre en survie ( « si je ne suis pas d’accord, on va me bannir du clan et je vais mourir»).
Car devenir adulte c’est se rendre compte que d’autres groupes de personnes avec des cadres et de fonctionnements similaires existent en dehors de la famille et de la protection qu’elle offre à la naissance. Que ces groupes ne sont pas là pour régler notre survie mais bien pour nous apprendre à vivre, à échanger et à accepter la différence et le désaccord dans un environnement réellement bienveillant et confortable.
Nous pouvons choisir à chaque instant avec qui nous voulons échanger et à qui nous montrons notre personnalité : si notre croyance est qu’il n’y a pas besoin de se faire mal ou de tomber malade pour prendre soin de soi et remettre en question notre sytème de valeurs alors nous pouvons arrêter de le faire et trouver celles et ceux qui ont le même niveau de sensibilité que nous et la même appétence pour le plaisir de changer et d’évoluer dans le plaisir et le jeu.
Affirmer son identité profonde, sans faux-semblant, est déjà difficile pour l’être humain… Se faciliter le chemin n’est pas un aveu de faiblesse mais un bien choix d’amour de Soi posé avec discernement et douceur.
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27/12/2022 + 17/07/26